SALON DU POLAR 2006



SALON DU POLAR 2006

Reportage réalisé par :
Amélie, Angélique, Audrey, Claire et Emeline.

(janvier 2007)

Le salon du Polar réunit une centaine d’écrivains chaque année. Il devient pendant un week-end, le centre d’affluence pour tous les amateurs de Polar, petits et grands. Toujours au rendez-vous, les reporters spéciaux de Madame Brissiaud sont allés enquêter sur place afin d’interroger un des nombreux suspects réunis dans la salle. Et nous avons rencontré Caroline Terrée, un écrivain nominé au salon du Polar 2006 avec son roman, le cinquième tome de la série CSU : LE PRÉDATEUR.

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INTERVIEW DE CAROLINE TERRÉE


A quel âge avez-vous publié votre premier roman ?
J’ai été publiée pour la première fois à l’âge de trente ans.

Vos romans servent-il à dénoncer des faits sociaux ?
Oui, en quelque sorte. J’aimerais surtout montrer les conséquences de la violence humaine.

De qui vous inspirez-vous pour créer vos personnages ?
Je m’inspire de personnes réelles, que je peux croiser dans la rue ou que je connais. Le personnage principal, Kate Kovacs est un peu tiré de moi-même.

De quoi vous inspirez-vous pour vos romans ?
De beaucoup de choses ! Dont de séries télévisées que j’ai pu regarder sur des chaînes anglaises.

Que créez-vous en premier : les personnages ou l’intrique ?
Les personnages me viennent en premier tandis que l’intrigue prend plus de temps car elle se construit autour d’eux.

Est-ce vous qui choisissez le titre de vos romans ?
Oui, j’ai de la chance avec mon éditeur qui me laisse le choix des titres et avec qui je travaille également sur les dernières de couverture.

Est-ce difficile de se faire publier ?
Au début, oui, surtout pour CSU, car je demandais à un éditeur de publier le premier tome d’une série et d’acheter les suivants pas encore écrits !

Une fois votre roman envoyé à l’éditeur que se passe-t-il ?
Une fois là bas, le roman est lu par des lecteurs qui font des commentaires sur les scènes, l’histoire et les personnages. Ils me renvoient le tout afin que je corrige ce qui ne va pas, sachant que j’ai aussi le droit de ne rien changer. Mais je les écoute, car je me rends compte que la plupart du temps ce sont de bons conseils.

Est-ce long d’écrire un roman ?
Pour un tome de CSU cela dépend du temps de recherche effectué sur l’intrigue et les personnages, ainsi que du temps de mise en forme du roman. Cela dépend aussi de l’inspiration. Par exemple pour "Le Dragon Rouge" je suis allée dans le quartier de Chinatown à Vancouver afin de prendre des photos et de regarder ce qui pouvait s’y passer en pleine nuit. Il faut aussi savoir que jusqu'à récemment, j’écrivais uniquement la nuit, car je travaillais le jour à plein temps. Depuis un mois, je suis à temps partiel afin de pouvoir mieux me consacrer à l’écriture. Parmi mes projets, j’aimerais transcrire la série sous forme de scénario de télévision.

Vous venez de nous dire que vous avez travaillée à plein temps, et que depuis un mois vous êtes passée a temps partiel. Quel est ce métier ?
Je crée du matériel éducatif pour un collège/lycée de Belfast, en Irlande du Nord. Je travaille essentiellement avec des adolescents.

Quelles études avez-vous faites pour arriver jusqu’ici ?
Au départ ce n’était pas le but choisi car j’ai fait une première scientifique, puis un bac économique ! Après mon bac, j’ai fait une année de prépa littéraire, puis une licence en lettres modernes par correspondance alors que j’habitais et que je travaillais à Belfast.

Combien de livres sont prévus pour la série CSU ?
Douze. J’ai déjà commencé à écrire le sixième tome – "Impact" - qui sortira en mai 2007. C’est aussi la raison pour laquelle je suis passée à temps partiel, car je dois le rendre dans trois mois et que je suis loin de l’avoir terminé ! (rire).

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que votre livre "Le Prédateur" faisait partie des dix nominés du salon du Polar ?
J’ai été très heureuse, d'autant plus que cela m’a permis de revenir en France. Mon premier livre jeunesse, "Délit de fuite" avait lui aussi été nominé il y a quatre ans. Malheureusement je n’avais pu rester que quelques heures seulement.

Etes-vous déçue de ne pas avoir remporté le prix ?
(rire) Non, ce n’est pas grave, car je suis surtout venue pour le contact avec les gens !


BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

Née le 11 février 1968 à Toulouse, Caroline Terrée vit depuis 1990 à Belfast, en Irlande du Nord, où elle travaille avec des jeunes. Tous les ans pendant six semaines elle se rend à Vancouver afin de prendre des photos, regarder les gens pour que ses livres soient les plus réalistes possible. Pour y aller, elle a passé un contrat avec le magazine Séries TV afin d’aller interviewer les acteurs de séries télévisées tournées là-bas telles que Stargate SG-1 et Stargate Atlantis. Elle travaille aussi pour différents éditeurs français
et britanniques. (livres scolaires, articles, interviews, reportages, scénarios de BD, concepts interactifs, etc.) Elle souhaite par-dessus tout pouvoir faire passer à travers ce qu’elle écrit une certaine vision “positive” des choses, montrer les conséquences humaines de la violence, valoriser des notions comme compassion et respect, et décrire la fragilité et la complexité des êtres qui nous entourent et de la planète sur laquelle nous vivons.
A l’âge de trente-huit ans, elle a déjà écrit un polar jeunesse "Délit de fuite", ainsi que les cinq premiers tomes de la série CSU :


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AUTOPSIE DU SALON

LE JURY

Cette année, le metteur en scène Claude Chabrol fut le parrain du salon du polar. Le réalisateur Alain Bévérini et la journaliste Marie Colmant étaient tous deux respectivement président du jury polar francophone et présidente du polar jeunesse. Il n’y avait que dix polars nominés.

Le jury Polar était composé de Laurent Tolleron, producteur, de Laurent Lèguevaque, ancien juge d’instruction, de Claude Mesplede, auteur de l’encyclopédie du polar "historien du polar", de Sylvie Pessis, responsable de la bibliothèque municipale de Pierrelaye, de Thierry Marchand, bibliothécaire à Monsoult, de Françoise Poignant, membre de l’association 813, d'Eric Libiot, journaliste à l’Express, de Cyril Derouineau, photographe, ainsi que de Franck Cognard, journaliste à France Info.

Le jury jeunesse était composé de Marcus Malte, auteur jeunesse, d'Aurélie Kieffer, journaliste à France Info, d'Alain Regnault, bibliothécaire à la BILIPO, de Françoise Ballanger, spécialiste en littérature jeunesse, d’Edith Andouvlie, libraire, de Régine Fourrier,
institutrice à Montigny et de Françoise Cohen, professeur de français.

LES GAGNANTS

Le prix 2006 à été attribué à Christian Roux, auteur du roman "Les ombres mortes". Le prix du meilleur polar jeunesse 2006 fut remit à l’auteur Sergueï Dounovetz avec le polar "Le Marabout de Barbès".

IMPRESSIONS

Après avoir interrogé différentes personnes présentes au salon sur leurs impressions et en les associant aux nôtres, nous pouvons écrire que ce salon a plu à tout le monde. Les décors réalisés par Yohann Le Vieillo de Cormeilles-en-Parisis, ainsi que les décorateurs Roland Negluau et Gaël Rougy, étant très réussis, ils apportaient de la couleur et de la gaieté tout en représentant bien le polar. Les jeux d’ombres par Dominique Peraldi, ancien photographe de Montigny, donne un côté mystérieux à la salle.
Le fait de rencontrer des auteurs est très enrichissant car cela nous permet de mieux comprendre les difficultés que peuvent rencontrer les auteurs, mais aussi de discuter avec eux de ce qu’ils ont écrit ou de ce qu’ils écriront et de pouvoir faire leur connaissance, donner nos impressions ainsi que d’acheter leurs livres dédicacés.


















De gauche à droite : Emeline Sandou, Amélie Ribeiro, Claire Lemaître, Audrey Le Corre, Angélique Thomas
(2nd 3)